Mon père ce héros

Bien que gamin j’ai toujours comparé mon père à Gérard Depardieu, par le charisme, la force, la férocité, la répartie, le clin d’œil au film du même nom que le titre de cet article est un pur hasard.

Il était craint mon père, il n’avait peur de rien ni de personne. Pour s’amuser il était capable d’aller broncher des légionnaires, quitte à se faire péter la tronche. Il a été videur dans les bals itinérants des années 80. Quand les colis arrivaient avec des couteaux papillons, des bombes lacrymogènes, lui il avait une bombe de graisse… et ses gros poings renforcés par la mécanique avec des traces indélébiles de cambouis. C’est vieux tout ça.

Il n’aimait pas se faire chier avec le confort, jamais de vacances. Il a fait le plus clair de sa vie professionnelle comme indépendant, mais quand il bossait pour un patron, il a toujours été fidèle, performant et fiable.

Ces photos font partie de ma vie. Elles représentent ce qui a toujours plu à mon père : la ferraille, vieille si possible. Froid, rude, dure. Il en a eu des camions et des plateaux, motoculteurs, tracteurs, roulottes, caravanes et des voitures, souvent des véhicules périmés de minimum 15 à 20 ans !

Il est comme ça, papa !