Discussion avec beau-papa

140061_3645_1

De retour de vacances, après en avoir longuement parlé à ma femme, celle ci m'a suggéré d'en parler à quelqu'un... non pas de mon envie de simplicité et de liberté mais seulement de mon ambition à me mettre à la voile. Elle a forcément pensé à son/notre beau papa : Michel !

Michel, pas loin de 60 ans est un passionné de voile. Je pense qu'il conçoit le grand air sur un voilier plutôt qu'à la montagne, le nez au vent bercé par des remous incessants. Je savais que je trouverai une oreille attentive et un point de vue de connaisseur.

Un jour où j'avais rendez vous avec un client à Néris-les-Bains, le matin, j'ai retrouvé beau-papa qui habite là-bas aussi. J'arrive donc chez Michel vers 9H00, il ne m'a pas entendu toquer à la porte car il se réveillait à peine et son habitation est au dessus de son lieu de travail, le bar le Ti-Punch. Je lui ai donc téléphoné et il est venu m'ouvrir la porte en robe de chambre. Quel casse couilles je fais, on a pas idée de déranger les pré-retraités à ce point !

Je lui ai expliqué mon projet avec mon modeste budget et mes modestes ambitions. J'avais repéré ce bateau sur leboncoin, je lui en ai fait part. Au départ, il connaissait la marque (Edel) et a approuvé mon idée, bien que peu fondée, de me mettre à la voile pour moi et ma petite famille. Il m'a précisé qu'il m’empêcherait de barrer sans connaissances avec ma famille à bord !

Il m'a expliqué ce qui lui, lui avait mis le pied à l'étrier de la voile : Jeune cadre dynamique ou ingénieur en je ne sais plus quoi, son supérieur et ami, lui avait proposer de louer un voilier, bateau de plaisance, plus précisément un Jeanneau Sangria, pour un weekend au départ de Marseille. Michel n'avait alors qu'une vingtaine d'année. Bilan ? Il a détesté car le temps n'avait pas été clément. Il a fini plié en deux en fond de cale à attendre une fin de tempête... pas de bol ! Pour finir, son patron lui a proposé une sorte de régate, une nouvelle ballade en somme où il louerait de nouveau un Sangria pour aller de Marseille jusqu'aux Baléares. Et là ce fut pour Michel la révélation, il n'a plus jamais cessé d'aimer la voile. Et pour cause, la vie l'ayant mené jusqu'aux Antilles, il a fabriqué lui même son propre voilier et il a plusieurs traversées de l'atlantique à son actif.

Après son histoire et au fil de notre discussion, il m'explique tout un tas de truc sur la voile, la terminologie, les unités de vitesse, distances... il en revient à mon achat potentiel et fini par vouloir en savoir plus sur l'embarcation en question. À la vie des spécificités techniques de l'Edel 6, sa catégorie, il réalise qu'il s'agit d'un bon petit bateau qui permet de bouger relativement loin ! De Côte en côte il m'explique qu'on peu légalement pousser jusqu'à 200 milles, soit 370 km, ce qui veut dire que de port en port on peut en toute légalité traverser des zones de 740 km. Portugal, Espagne, tu es donc à ma porté tout comme l’Afrique du nord...

Autre chose importante dans le courant de notre conversation, un élément qui fait comme un déclic, il me dit :

"

Il te faut le "Cours des Glénans" !

Michel D.

Livre qu'il qualifie, et qui est qualifié par les marins, de bible de la voile. Qui contient TOUT ! Les vents, les voiles, les eaux, ...

C'est sur cette référence (que j'ai noté) et quelques conseils de vieux loup de mer du genre "sois sur de ... avant de ...", ou "ne fais pas quelque chose qui dépasse ton ambition... " pour finalement me dire "Je viendrai voir ce bateau avec toi si tu y vas un jeudi ou un vendredi." (jour de calme au Ti-Punch).

Bref je n'y suis pas allé pour rien chez Michel et je m'en fout si je suis arrivé en retard chez mon client qui d'ailleurs ne m'en a pas tenu rigueur.

Article rédigé par Bruno

"Mon Journal Intime" - Y'a pas de contributeurs, éditeurs et autres auteurs. C'est parfois écrit bizarrement ... pourrit ... Prolixe ... tant pis ! J'écris vrai à l'instant T et je retouche quand ça ne me plait plus à l'instant T + n.

Commentaires : 1 commentaire

  1. Bruno 30 septembre 2012 Répondre

    Michel s'est trompé ! Il a bien vu que l'Edel 6 est dans la catégorie de navigation n°3 ce qui autorise à naviguer dans un périmètre de 60 milles et non 200 milles. Source : http://www.bateauecole.fr/cours/securite/h_securite_01.htm

Laisser un commentaire